Missive aux militants des courants Hamon-Aubry

Publié le par David Dahomay

Cher(e)s Camarades,

Permettez-moi d'être franc : je ne comprends pas le maintien de la candidature de Benoît Hamon. A-t-il vraiment la conviction d'avoir une chance d'emporter la mise ? Si oui, c'est qu'il fait preuve d'un aveuglement total ! En maintenant sa candidature, il offre toutes les chances au courant royaliste de l'emporter. Est-ce le but recherché ? Et si oui, pour quelles finalités obscures ? Pourquoi donc ne pas avoir finalisé avec Martine Aubry un accord ? Les garanties d'ancrage à gauche ont été claires de sa part, mise à part la question européenne, dont il sera encore temps d'ici 2012 d'affiner les positions, notamment au regard de la légitimité démocratique des processus de décision. J'ai écouté l'intégralité de son discours hier, et je l'avoue, j'ai été autant ému que convaincu par la profondeur de son discours. Et je crois que les congressistes hier en l'écoutant l'ont compris: elle semble incontestablement être la femme de la situation. Ne nous privons pas de cette chance offerte à un Parti socialiste qui serait revigoré par la victoire d'Aubry.
Qu'Hamon fasse maintenant preuve de sagesse, Aubry nous a donné suffisamment de garanties sur son souhait d'ancrage à gauche du PS : Qu'il retire dès demain sa candidature.

A moins que nous souhaitions au fond de nous-mêmes la victoire de Royal : Ce serait une bonne occasion pour quitter le parti. Mais ce ne serait pas sain. Il eut fallu dans ce cas le quitter bien en amont du Congrès.

"Le socialisme demeure en chacun de nous". Faisons l'Histoire, ne la pervertissons pas.

David Dahomay.

Publié dans refonder la gauche

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