articles d'autres hommes de gauche

Article publié sur le blog de Paul Quilès (http://www.pquiles.com)

 Dans quelques jours, le Parlement aura à se prononcer sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy. On entend dire qu’il s’agirait d’une grande avancée destinée à équilibrer les pouvoirs, en limitant ceux du Président et du gouvernement. Qu’en est-il en réalité ? ... Lire la suite :  http://www.gaucheavenir.org/index.php?option=com_content&task=view&id=292&Itemid=82



Article de Paul Quilès:Le syndrome du Titanic, publié sur son blog (http://www.pquiles.com) et sur le site du club politique Gauche Avenir(http://www.gaucheavenir.org):

http://www.gaucheavenir.org/index.php?option=com_content&task=view&id=271&Itemid=82



Article de Jean-Pierre Chevènement: Un grand parti de la gauche pour un New Deal,
paru dans l'édition du Monde du 24 avril 2008 et mis en ligne sur le site du club politique Gauche Avenir (http://www.gaucheavenir.org) :


Lien pour accéder directement à cet article :
http://www.gaucheavenir.org/index.php?option=com_content&task=view&id=272&Itemid=82

Ci-après, ma réponse à cet article :
Monsieur Chevènement, 
Force est d'admettre que votre analyse et vos propositions sont extrêmement pertinentes. Je les partage en grande partie. Contrairement à ce que croient encore trop de camarades du PS, et non des moindres, il ne s'agit pas de travailler à un énième projet clé en mains (du genre 100 propositions pour la Fance), mais bien d'une refondation nécessaire, à la hauteur des enjeux mondiaux (comme le met admirablement en lumière Paul Quilès avec le "Titanic"). Et la gauche ne pourra effectivement faire l'impasse sur l'analyse du capitalisme financier et mondialisé d'aujourd'hui, mais pas seulement. Trois problématiques fortes sont trop souvent absentes des débats: Repenser et refonder la souveraineté populaire comme nationale, en particulier dans le contexte de l'intégration à l'UE (nous perdons de plus en plus de notre souveraineté du fait de la primauté des actes de l'Union sur notre droit interne. Pourquoi pas, mais le peuple français l'a-t-il seulement choisi ? Et puis, pouvons-nous nous satisfaire du fonctionnement démocratique actuel de l'UE ?)La problématique de la sécurité mondiale et de la politique étrangère de la France, dans un monde devenu plus incertain et plus instable. Il faut en finir comme vous le dites avec une vision "occidentalocentriste" et notre attachement à l'OTAN, c-à-d au grand frère américain dont le néofondamentalisme et l'impérialisme produisent davantage d'instabilité plutôt que d'apaisement. Un monde multipolaire est nécessaire et l'UE doit se doter d'une politique étrangère et militaire. Par ailleurs, la réforme de l'ONU est plus que jamais nécessaire (comme cela a été souligné dans un colloque que vous avez organisé en 2005)si on souhaite garder en tant qu'universalistes cet horizon à long terme : l'avènement d'une citoyenneté planétaire. 
Enfin, troisième problématique qui m'est chère en tant qu'originaire des départements d'outre-mer: celle de la reconnaissance de la diversité et des identités culturelles au sein de la République. Rassurez-vous, tout comme vous, je suis républicain. Mais pas ce républicanisme qui dans l'histoire (je pense en particulier à la troisième République et aux conquêtes coloniales) a été souvent ce monstre froid ou en tout cas le prétexte à l'affirmation d'un certain nationalisme gaulois niant la construction multiculturelle de la Nation. Nous devons, comme l'a souvent suggéré feu Aimé Cesaire repenser la République à la lumière de ce qui vient d'être dit : "Egalité, Liberté, Identités, Fraternité". 
N'empêche que, même après refondation, restera aussi le choix du leader qui, quoi qu'on dise, est capital (l'élection présidentielle est toujours la rencontre entre une femme ou un homme et les Français). Personne à l'horizon pour l'instant, et sans vouloir vexer quiconque, surtout pas Ségolène Royal. 
Notre travail n'est-il pas aussi d'ores et déjà de partir à la recherche d'une ou d'un leader ? 
Mes très respectueuses salutations M. Chevènement. 
 
David Dahomay.