David
Dahomay
"J'ai appris une chose et je sais en mourant qu'elle vaut pour chacun:Vos bons sentiments,que
signifient-ils si rien n'en paraît en dehors?Et votre savoir,qu'en est-il s'il reste sans conséquences ?... Je vous le dis:Souciez-vous en quittant ce monde,non d'avoir été bon,cela ne suffit
pas, mais de quitter un monde bon" Bertolt Brecht.
Voilà ainsi sublimement résumé les raisons de mon engagement, tant associatif, syndical que politique!
"Si la déréglementation pure est vouée à l.échec, c'est pour n'avoir pas compris la différence entre le capitalisme réel et la fiction d'une économie de marchés walrassiens.
Le capitalisme, disent depuis longtemps les hétérodoxes institutionnalistes parqués dans leur réserve, n'est pas juste le libre-marché. Il
a impérativement besoin d'un appareil d'institutions pour contenir les problèmes d'instabilité, de coordination ou d'asymétrie d'information qui naissent sans cesse du face-à-face des agents. Pour se déployer
selon un pattern à peu près ordonné, l'accumulation du capital a besoin de régulations, lesquelles ne se réduisent pas, comme
le pensent ceux qui prennent la concurrence parfaite pour « l'économie de marché », à l'intervention de l'Etat . quoiqu'elle ne l'exclue en rien, bien au contraire. Or la fabrication des institutions est un processus essentiellement
politique. Et nous voilà au coeur du message de Stiglitz : la mondialisation est une affaire politique..."
Frédéric Lordon, économiste. Extrait tiré de son article
"Le Prix Nobel, l.'économie politique et la mondialisation".
Economiste incontournable, à l'origine du SLAM. Voir son blog:
http://frederic.lordon.perso.cegetel.net/index.htm